Impardonnable faute

Ah troublante vision ! Que mon œil a souffert !
Trouver ainsi trônant en titre de sortie
Telle faute exécrable aux yeux de mon grand-père
Enfin je me maudis d’une telle infamie.

Nul en trois jours pourtant n’est venu se poser
Tel un preux chevalier pour le verbe offensé
Indigné de cette « x », appelant sans délai
Ou bien une bravade, ou bien même un soufflet.

Nous supposerons donc que cette immonde tâche
Loin de vos yeux a su s’échapper sans relâche
Ou que devant le mot au pluriel incertain
Un doute vous prenant, vous l’avez joué fin.

Pour moi, je me repens de ce pluriel absurde.
Sans aller jusqu’à dire que j’apprendrai le kurde
Gagnerai-je sans-doute, en guise de fardeau,
A faire quelques vers tout à la gloire des mots.

Regardant l’initiale de ces alexandrins
On trouvera en plus, je m’y suis bien contraint
Un avertissement, tel un phare érigé,
Signant ma contrition par ce prix élevé.

Catégories Poèmes

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